L’hiver est souvent la saison qui trie les cyclistes. Entre le froid, l’humidité et le vent, chaque sortie devient un petit défi logistique : comment rester au chaud sans se transformer en bonhomme Michelin ? Comment garder les pieds au sec ? Et surtout, comment éviter d’avoir les doigts gelés après deux heures de selle ?
Pour répondre à ces contraintes, j’ai testé trois produits de chez GripGrab : le cuissard long PACR, les couvre-chaussures PACR Waterproof et les gants Polaris 2 Waterproof. Voici mon retour terrain, sans filtre.
Le cuissard long PACR Water-Resistant : le cocon hivernal
Le cuissard PACR est clairement pensé pour l’hiver. Et quand je dis hiver, je parle de l’hiver très rude qu’on rencontre généralement entre décembre et février avec des températures proches de zéro, vent, routes humides, voire givrées. Et niveau condition on peut dire que Grip Grab en connait en rayon, en effet la marque est basée au Danemark où le climat est pour le moins extrême en hiver.
La première chose que j’ai retenu sur ce cuissard c’est le confort. La peau de chamois est vraiment à un bon niveau, elle est vraiment assez épaisse tout en restant agréable sur la selle. On est sur un niveau très haut de gamme, avec une sensation de moelleux et de maintien parfaitement dosée. Même sur des sorties longues, on oublie totalement la selle. Pour moi, c’est un point fondamental : en hiver, on bouge moins, on est plus crispé, donc une peau médiocre se fait bien plus ressentir qu’en été.

Côté isolation on voit bien que GripGrab a conçu ce cuissard pour répondre aux pires froids comme on pourrait les rencontrer dans le nord de l’Europe. Le tissu est épais et protecteur, mais sans jamais donner une sensation d’armure rigide. Au contraire, on a vraiment cette impression de “seconde peau” que j’adore. Le cuissard reste souple, accompagne le pédalage et ne gêne pas le mouvement, contrairement à d’autre cuissards épais qui on tendance à gêner au niveau du genou ou de la cuisse.
En termes de température, je n’ai aucun mal à dire qu’on peut rouler jusqu’à -10°C, par contre je pense qu’au delà de 12°C ce cuissard risque d’être un peu trop chaud, sauf si il il pleut où que le vent est glacial.

En plus de l’isolation l’autre point fort est la résistance à l’eau de ce cuissard. L’eau perle à la surface et glisse littéralement sur le tissu. Sous une pluie fine à modérée, on reste au sec pendant longtemps. Je ne l’ai pas testé sous un déluge continu, mais pour les conditions hivernales classiques (bruine, routes détrempées, projections) il fait parfaitement le job. Cela en fait un cuissard parfait pour rouler en VTT ou Gravel où l’on va souvent traverser des flaques qui peuvent humidifier le cuissard et au final donner froid au cyclistes après plusieurs heures de selles.
Trouver un cuissard aussi chaud, aussi confortable et capable de résister à l’humidité, ce n’est pas si courant. Pour moi, c’est une référence pour rouler tout l’hiver sans compromis à un prix raisonnable de 200€.
Les couvre-chaussures PACR Waterproof : priorité au sec
Les couvres-chaussures PACR Waterproof sont clairement orientés protection contre la pluie avant tout. Ce ne sont pas des surchaussures polaires destinées à affronter le blizzard, mais des boucliers contre l’humidité.
Et sur ce point, ils sont très efficaces. Les pieds restent au sec, même lorsque la route est détrempée. Le matériau inspire confiance : il paraît épais, solide, presque “indestructible”.
Petit bémol pour moi : ils ne sont pas ultra moulants. D’un point de vue aérodynamique, ce n’est pas optimal, mais soyons honnêtes, ce n’est pas ce qu’on cherche sur ce type de produit. Leur objectif est la protection, pas le chrono.

Ils sont également un peu courts et ne montent pas très haut sur la cheville. Cela peut surprendre au début, mais à l’usage, c’est plutôt agréable. On conserve une bonne liberté de mouvement, notamment au niveau de l’articulation, ce qui évite la sensation de rigidité.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est leur robustesse. Les couvre-chaussures ont souvent tendance à se déchirer rapidement, notamment sous la semelle ou au niveau des cales. Ici, on sent une vraie solidité. Je suis convaincu qu’ils peuvent encaisser plusieurs saisons, même en usage intensif, voire en VTT.
Et quand on sait à quel point les sur-chaussures peuvent être fragiles, c’est un vrai argument.
Les gants Polaris 2 Waterproof : l’arme absolue contre le froid
Les gants Polaris sont sans exagération, des gants faits pour affronter les pires conditions. Ils sont vraiment été conçu pour être utilisé au quotidien au Danemark.
Ils sont totalement étanches et incroyablement isolés. La première fois que je les ai enfilés, j’ai eu l’impression de mettre des gants de ski. L’isolation est massive, rassurante, presque impressionnante.

Ils sont évidemment plus volumineux que des gants mi-saison, mais c’est le prix à payer pour un tel niveau de protection thermique. En dessous de 5°C, ils deviennent tout simplement indispensables. Sur des sorties de 4 à 5 heures, avec du vent, les doigts restent au chaud. Pas tièdes. Vraiment chauds.
Je n’ai pas testé à -15°C ou -20°C, mais honnêtement, je ne serais pas surpris qu’ils tiennent la distance. Pour les températures négatives et les longues sorties hivernales, ce sont mes gants de référence.
Oui, ils sont onéreux on dépasse les 100 €. C’est un investissement. Mais si vous roulez régulièrement en conditions froides, ils peuvent littéralement transformer votre expérience. Finies les mains gelées au bout de deux heures.

Autre point intéressant : leur polyvalence. Je les utiliserais sans hésiter en randonnée hivernale ou même au ski. Ce sont des gants conçus pour durer, et ça se ressent dans la qualité perçue.
Mon verdict sur la gamme PACR de GripGrab
Ces trois produits forment un véritable kit de survie pour l’hiver.
Le cuissard PACR est un cocon thermique et imperméable qui permet de rouler longtemps sans craindre le froid ou l’humidité. Les couvre-chaussures PACR Waterproof sécurisent l’un des points les plus sensibles du cycliste : les pieds. Quant aux gants Polaris 2, ils sont tout simplement une assurance anti-engelures.
Si vous voulez continuer à accumuler les kilomètres entre novembre et mars, sans transformer chaque sortie en épreuve de survie, cet équipement peut clairement faire la différence.
L’hiver ne sera jamais facile. Mais avec le bon matériel, il peut devenir une saison d’entraînement redoutablement efficace et presque agréable.
