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Test de la tige de selle Seekrun S7 : Mieux qu’une Reverb AXS ?

En 2026 la tige de selle télescopique a cessé d’être un luxe réservé aux VTT hauts de gamme pour devenir un outil vital des vélos de Cross-Country. Sur les circuits de coupe du monde comme sur nos sentiers locaux, les descentes se font à une vitesse de plus en plus rapide, et souvent dans des descentes cassantes et raides. C’est dans ce contexte là que la tige de selle télescopique a été adoptés par tout les meilleurs vététistes du monde.

Pourtant, l’installation de cet accessoire reste le cauchemar de tous les mécaniciens. Le passage des gaines et des câbles à l’intérieur des cadres modernes, en particulier à travers les jeux de direction intégrés, s’apparente souvent à un exercice de chirurgie.

Pour s’affranchir de ce casse tête, la solution a un nom : l’électronique sans fil. Mais jusqu’à présent, le ticket d’entrée imposé par les leaders du marché comme RockShox avec sa Reverb AXS ou Magura avec sa Vyron était plutôt élevé. C’est dans ce contexte que la marque Seekrun fait une entrée fracassante avec la S7, un modèle électronique sans fil bien décidé à démocratiser la technologie. Nous avons jeté notre dévolu sur la version en 120 mm de débattement, montée sur un Scott Spark afin de vérifier si les promesses de rapidité et d’accessibilité se confirment sur les sentiers.

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Une révolution mécanique : Dix minutes pour tout changer

Le premier contact avec la Seekrun S7 pose les bases d’une expérience utilisateur résolument moderne. Lorsque l’on procède au remplacement d’un modèle filaire traditionnel par ce système électronique, on réalise instantanément le gouffre technologique qui sépare les deux mondes. Là où une installation classique exige de démonter le boîtier de pédalier, de guider une gaine récalcitrante à travers les méandres de carbone du Scott Spark, et d’ajuster une tension de câble au millimètre près, la S7 s’apparente à un jeu d’enfant.

L’installation complète de la S7 demande à peine dix minutes. On insère la tige de selle dans le tube de cadre, on la serre au couple recommandé, et on passe au poste de pilotage. La manette sans fil se fixe au cintre via un collier standard.

Pas de câble, pas de gaine, pas de friction. Pour les compétiteurs qui voyagent régulièrement et doivent démonter leur monture pour la glisser dans une housse de transport, ou pour les cyclistes possédant plusieurs vélos et souhaitant transférer leur matériel d’un cadre à l’autre, ce système sans fil apporte un confort de vie inestimable. Visuellement, le Scott Spark en ressort transformé : le poste de pilotage est épuré, libéré de ces boucles de gaines qui viennent parfois frotter contre la peinture de la douille de direction. Après l’installation je comprends mieux pourquoi il y a une telle demande pour ces produits sans fils.

Ergonomie et commandes : Le mimétisme parfait de l’écosystème AXS

Avec sa commande Seekrun n’a pas cherché à réinventer la roue, la manette sans fil adopte une forme, un placement et une cinématique de fonctionnement qui rappellent de manière frappante les gâchettes de l’écosystème SRAM AXS. Pour les habitués des transmissions électroniques américaines, la transition se fait de manière totalement transparente.

Sur notre installation le bouton trouve sa place sous le pouce gauche avec un naturel déconcertant. Le feeling mécanique du commutateur est excellent : la course est courte, le ressort de rappel offre une résistance idéale pour éviter les déclenchements intempestifs lors des secousses, et le clic se veut franc et net. Ce retour tactile prononcé est indispensable en tout-terrain, permettant de valider l’action de la commande même lorsque l’on porte des gants d’hiver épais ou que les mains sont crispées par le froid et la boue.

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Sur le terrain : Une vitesse d’exécution foudroyante

C’est lors des premières relances et des enchaînements de bosses que la Seekrun S7 dévoile son véritable caractère. La première crainte légitime face à un composant sans fil de marque émergente concerne le temps de latence, ce infime délai qui s’écoule parfois entre la pression du pouce et la réaction physique de la valve. Sur la S7, cette appréhension est balayée dès le premier singletrack. La communication entre la manette et la tige de selle est quasiment instantanée, ce qui donne l’impression de n’avoir aucune latence.

Avec ses 120 mm de débattement, notre modèle s’est avéré extrêmement adapté à un usage en cross country. Lorsque le terrain bascule brutalement à l’amorce d’une rupture de pente, la tige s’efface sous le poids du corps sans aucune retenue. Mais c’est surtout lors de la phase de remontée que la S7 impressionne. La détente est fulgurante. La selle reprend sa position initiale haute en un éclair, vous permettant de retrouver instantanément votre assise de pédalage optimale pour attaquer une relance ou aborder un « coup de cul » sans perdre le rythme.

Cette vitesse d’exécution sans concession s’accompagne toutefois d’une particularité notable : le bruit en fin de course. Lorsque la tige de selle revient à son extension maximale tout en haut de ses 100 mm de débattement, elle se bloque avec un claquement métallique sec, franc et particulièrement sonore. Ce bruit d’impact indique clairement que le moteur interne et la cartouche pneumatique disposent d’une puissance colossale peut-être même un poil disproportionnée pour le gabarit de la tige.

Si ce « clac » vigoureux peut surprendre lors des premières sorties et faire tourner la tête de vos compagnons de route, il faut admettre qu’il ne nuit en rien au bon fonctionnement de l’ensemble. On s’habitue rapidement à cette signature sonore qui fait office de confirmation auditive. Plus besoin de jeter un coup d’œil vers le bas pour savoir si la selle est bien remontée, le bruit parle de lui-même.

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Gestion de l’énergie : Le compromis de la batterie propriétaire

Si l’on cherche à isoler le seul véritable bémol technique de cette Seekrun S7, il faut se pencher sur la conception de sa batterie. Contrairement à la RockShox Reverb qui exploite le standard de batterie AXS commun aux dérailleurs de la marque, Seekrun a fait le choix de développer son propre format de batterie. Si vous roulez déjà avec une transmission SRAM électronique, vous ne pourrez pas intervertir les batteries en cas de panne de courant au milieu de la forêt. C’est un chargeur et une batterie supplémentaire à intégrer dans son atelier.

Cependant, il convient de relativiser sur cette batterie. Des constructeurs historiques et réputés comme Fox avec la Transfer Neo ou Magura avec la Vyron imposent exactement la même contrainte de batterie dédiée.

Le batterie ne réclame que 1h30 pour une charge complète, un temps logique et standard comparé à Sram. L’autonomie annoncée dépasse les 10 000 cycles d’utilisations. Sur une configuration de Cross-Country comme notre Scott Spark, où l’on sollicite la tige de selle à chaque variation de terrain, cela représente des mois d’utilisation intensive sans avoir à se soucier du niveau de charge. Autant dire que le risque de se retrouver bloqué avec une selle basse en bas d’un col est quasi nul, pour peu que l’on fasse preuve d’un minimum de rigueur sur les charges.

Robustesse et finition : Une qualité perçue rassurante

Au fil des semaines de test, face aux projections de boue, aux lavages répétés, la Seekrun S7 a fait preuve d’une excellente tenue mécanique. Le traitement de surface de le plongeur affiche une belle résistance aux frictions, sans aucune décoloration ni apparition de micro-rayures.

Le jeu latéral au niveau de la selle, un défaut structurel récurrent qui touche bon nombre de tiges de selle télescopiques du marché après seulement quelques sorties, s’est avéré ici particulièrement bien maîtrisé. Les bagues de guidage internes sont ajustées avec précision, offrant une rigidité globale très rassurante lorsque l’on est assis à pleine puissance dans les portions roulantes. Les joints racleurs remplissent parfaitement leur rôle, empêchant l’eau et les impuretés de migrer vers le mécanisme électronique et la cartouche d’air.

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Notre avis final

Le bilan de cette Seekrun S7 en 120mm de débattement dépasse largement nos espérances initiales. En s’attaquant de front au segment très exclusif des tiges de selle électroniques sans fil, la marque prouve qu’il est possible d’allier une réactivité irréprochable et une simplicité de montage biblique sans pour autant basculer au delà des 250€.

Certes, le claquement très sonore en fin de course haute pourra agacer les puristes du silence absolu, et l’obligation de composer avec un format de batterie propriétaire reste un petit point négatif. Mais ces détails s’effacent instantanément derrière la qualité globale du produit. L’ergonomie calquée sur les standards AXS, la vitesse d’exécution foudroyante et la possibilité de la monter en seulement dix minutes font de la Seekrun S7 une mise à niveau incontournable pour améliorer n’importe quel VTT de Cross-Country ou de Marathon voir même votre Enduro avec la version en 175mm de débattement.

La S7 est disponible en différents diamètres (27,2 – 30,9 – 31,6) et en multiples débattements (75,100,150 et 175mm).

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