Test des couvre-chaussures VeloToze Silicone : Toujours la référence ?
S’il y a bien une marque qui s’est imposée dans l’esprit des cyclistes dès qu’il s’agit de rouler sous le déluge, c’est VeloToze. Historiquement connus pour leurs modèles en latex ultra-ajustés, ils ont su créer la référence absolue du marché pour garder les pieds au sec dans les pires conditions possibles.
Aujourd’hui, nous nous penchons sur la version haute en silicone avec boutons pressions sous la semelle. VeloToze promet d’avoir corrigé le plus gros défaut historique de ses produits : la galère légendaire au moment de les enfiler et leur fragilité. J’ai effectué environ 800km et une dizaine de sorties sous la pluie forte et fine pour tester l’efficacité de ce produit.

Une étanchéité absolue : Le mur anti-pluie
Disons-le clairement : en matière de protection pure contre l’eau, le silicone reste la meilleure surface possible. Contrairement à du néoprène ou à des tissus dotés de membranes qui finissent toujours par saturer et prendre l’eau après deux heures de selle, la texture totalement lisse du silicone fait perler chaque goutte instantanément. Le liquide n’a tout simplement aucune chance de pénétrer.
L’autre grande force de ce modèle « Tall », c’est sa hauteur de tige. Le couvre-chaussure remonte très haut sur le mollet. Cela permet de recouvrir généreusement le haut de la chaussette et de créer une barrière continue sous le cuissard. Pour parfaire le tout, la bande en silicone au sommet adhère parfaitement à la peau, coupant court aux infiltrations d’eau qui coulent habituellement le long de la jambe. Sur ce point, aucune surprise : c’est exactement l’arme absolue qu’on attend de la marque.

Comme vous pouvez le constater j’ai fait le choix de la couleur blanche pour le style, une couleur qui se salit rapidement (photo après une sortie sous la pluie) mais le silicone a l’avantage de se nettoyer facilement et de retrouver sa couleur d’origine avec un simple rinçage à l’eau.
Des boutons pressions pour faciliter l’utilisation
C’est la mise à jour que tous les utilisateurs de la première heure attendaient sur les couvres chaussures. À l’époque, enfiler des VeloToze s’apparentait à une séance de contorsionnisme, et il n’était pas rare de déchirer le produit avant même d’avoir donné le premier coup de pédale. Il fallait bien souvent acheter du talc afin de faire durer ses couvres chaussures sur plus d’une saison.
L’ajout de petits clips (boutons pressions) sous la semelle change absolument tout. Le produit devient nettement plus facile à mettre en place et à retirer en fin de sortie. Au-delà du confort d’utilisation, c’est la durabilité qui y gagne énormément : comme on ne tire plus de manière excessive sur la matière pour passer le talon ou les cales, le risque d’arrachement est drastiquement réduit. Grâce à cette innovation, on peut enfin espérer garder sa paire pendant plusieurs saisons, ce qui résout le vieux point faible de la marque.

Pénsées pour la pluie mais pas pour la chaleur
Pour 38 euros, c’est clairement la meilleure protection contre la pluie fine ou diluvienne. Cependant, pour éviter les déceptions, il faut bien comprendre l’usage pour lequel ce produit a été conçu.
D’abord, ce ne sont pas des couvre-chaussures thermiques. Le silicone bloque le vent, ce qui apporte inévitablement un gain de chaleur par rapport à une chaussure à l’air libre, mais l’apport thermique reste minimaliste. Pour les sorties hivernales, il faudra impérativement les coupler avec de bonnes chaussettes épaisses en laine mérinos en dessous pour conserver la chaleur dans les pieds, même si cela reste bien mieux qu’avoir les chaussures à l’air libre.
Ensuite, qui dit étanchéité totale dit absence complète de respirabilité. Le silicone ne laisse rien entrer, mais il ne laisse rien sortir non plus. Si vous roulez à haute intensité ou sous des conditions chaudes et humides (type pluie tropicale), vos pieds finiront trempés… mais par votre propre transpiration. En Europe, où la pluie rime souvent avec fraîcheur, ce phénomène est beaucoup moins dérangeant, mais c’est un paramètre à garder en tête.
J’ajouterais aussi qu’il ne faut pas confondre ces couvres chaussures avec des modèles aero même si ils peuvent probablement apporter des gains. VeloToze propose des modèles « Aéro » spécifiques dans sa gamme, beaucoup plus respirants et taillés exclusivement pour la performance en course par temps sec. Ici, on est sur un produit taillé pour l’entraînement, les conditions dantesques et la protection contre la pluie.

Le verdict de VeloPlayer
Pour environ 40 €, VeloToze signe un sans-faute avec cette version en silicone. L’ajout des boutons transforme un produit autrefois jetable en un équipement durable et pratique au quotidien. Si votre objectif est de rouler de longues heures sous la pluie en gardant les pieds au sec, je pense que c’est ce qui se fait de mieux sur le marché actuel.
